
🚨 Le vol d’idées par le Manager 🚨
Dans ce nouvel article de Sous le masque 🎭, je vous propose d’aborder un type de situation très désagréable pour ne pas dire plus dans nos vies professionnelles. Inspiré par la série culte Mad Men, cet article décrypte avec humour et lucidité l’art subtil du plagiat en interne et du vol d’idée orchestré par son Boss.
Dans cet article, vous découvrirez :
🎭 Le principe du vol d’idée par son supérieur hiérarchique
🎭 Comment expliquer ce phénomène
🎭 L’impact sur la victime
🎭 Savoir déceler les signaux d’alerte
C’est à lire sur Sous le masque 🎭
Sous le masque, ce sont des articles inspirés de films ou séries pour décrypter avec humour, ironie et une pointe de sarcasme les comportements en entreprise.
Si vous pensiez que les bisbilles entre collègues, les rires forcés à la machine à café et les présentations PowerPoint mal ficelées n’existaient que dans la série « The Office » détrompez-vous, il existe pire : le vol d’idée par le Manager.
Le phénomène, aussi subtil que corrosif, de l’appropriation, par un supérieur hiérarchique, de cette pensée créative qui aurait dû faire votre renommée est un fléau. Le résultat ? Une frustration qui peut aller jusqu’à la perte de confiance en soi.
Pour illustrer cette mécanique perfide, rien de tel que la série « Mad Men ». Cette série culte en 7 saisons (2007 – 2014) a remporté pas moins de 16 Emmy Awards. Dans ce décor d’agence publicitaire new-yorkaise des années 60, les codes de l’époque – costumes impeccables, cigares et bourbon – n’empêchent pas des scénarios toujours d’actualité : l’idée volée, le mérite confisqué, l’indifférence coupable où l’idée d’un employé finit souvent dans la poche de son patron pour s’attribuer un succès qui ne lui revient pas.

C’est précisément ce glissement, ce hold-up intellectuel au cœur d’un système hiérarchisé, que cet article entend décrypter.
Avec un brin d’ironie, comme toujours, je vous proposons de révéler les dessous de cette mécanique perfide.
Quand Peggy se fait dépouiller de son idée
Bienvenue chez Sterling Cooper, l’agence publicitaire emblématique de la série « Mad Men ». Ici, le pouvoir et l’ego sont omniprésent , entre le bruit feutré des machines à écrire et celui des glaçons dans les verres de scotch, sous le regard impassible de secrétaires parfaitement coiffées et de cadres aux costumes impeccablement taillés.

- Debout à gauche : Joan Holloway (incarnée par Christina Hendricks) – élégante et charismatique, Joan joue un rôle pivot dans l’organisation de l’agence Sterling Cooper.
- Assis au premier plan à gauche : Roger Sterling (joué par John Slattery) – l’un des partenaires principaux de l’agence, connu pour son humour acerbe et son goût pour la décadence.
- Debout derrière Roger : Lane Pryce (joué par Jared Harris) – le rigoureux directeur financier anglais, incarnant l’aspect pragmatique et stratégique de l’agence.
- Debout au centre : Pete Campbell (joué par Vincent Kartheiser) – l’ambitieux jeune cadre, souvent prêt à tout pour grimper dans la hiérarchie.
- Assis au premier plan au centre-droit : Don Draper (joué par Jon Hamm) – le mystérieux et brillant directeur créatif, véritable cœur de la série.
- Debout à droite derrière Don : Bert Cooper (joué par Robert Morse) – le sage et excentrique fondateur de l’agence, reconnaissable à son nœud papillon.
- Assise à droite : Peggy Olson (jouée par Elisabeth Moss) – la jeune rédactrice ambitieuse, symbole d’une femme qui veut s’affranchir des codes patriarcaux pour réussir.
C’est dans cette ambiance que se produit l’une des scènes les plus révélatrices du “jeu de dupes” qui agite les bureaux du monde entier, hier comme aujourd’hui.
Peggy Olson, une jeune rédactrice talentueuse et discrète, vient de mettre au point une idée lumineuse pour une campagne publicitaire. Fière de son idée, et enthousiaste à l’idée d’impressionner son manager. Sauf qu’au moment de la présentation, c’est lui qui s’en empare, comme par magie.
Nous venons d’assister à un véritable vol en règle, « sans arme, ni haine, ni violence » (Albert Spaggiari, si tu nous regardes 😉), sur le fil ténu qui sépare la reconnaissance du pillage. En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, l’idée de Peggy vient de lui échapper, au profit de celui qui saura la vendre mieux qu’elle. Le patron et ses collègues applaudissent l’initiative du manager, à qui l’on pourrait reconnaitre une maitrise de la duplicité au point de rendre l’acte presque beau s’il n’en était pas révoltant.
Cette scène capturée dans « Mad Men » n’est malheureusement pas un cas isolé. Le détournement d’idées tient parfois du sport national pour une hiérarchie qui sait s’attribuer la bonne trouvaille au bon moment. La frontière entre mentorat et prédation est souvent floue entre le vernis poli et les coulisses opportunistes.
L’art subtil du plagiat interne
Le plagiat interne est une pratique bien plus répandue qu’on ne veut l’admettre. Alors que certains employés s’échinent à apporter de nouvelles pistes, de brillantes idées et des solutions originales, d’autres, souvent plus haut dans la hiérarchie, les récoltent comme s’il s’agissait d’une offrande qui leur était faite.
Comment expliquer ce phénomène ?
D’abord, par un mécanisme quasi structurel. Les organisations fonctionnent autour d’objectifs de croissance, de créativité et d’innovation sans cesse renouvelés. La pression du résultat et le culte du manager-héros, « super-créatif », censé imaginer sans cesse des solutions miraculeuses, créent une ambiance où l’appropriation d’idées devient une simple commodité.
Don Draper n’est pas né avec un réservoir magique d’inspirations. Il se nourrit aussi de l’énergie et de la matière grise environnante. Sauf qu’entre puiser dans un brainstorming collectif et subtiliser purement et simplement le travail d’autrui, la frontière est fine et ne demande qu’à être franchie.
Selon plusieurs études publiées par la Harvard Business Review, cette banalisation du vol d’idées n’est pas seulement le fruit de quelques ambitieux sans scrupule. Elle est un symptôme d’un éco-système centré sur le résultat, où la reconnaissance se concentre souvent entre les mêmes mains. Le supérieur hiérarchique s’arroge les lauriers, renforçant son statut de leader incontesté, tandis que l’authentique source créative se dissout dans l’anonymat. Dans les mains de professionnels de l’exercice, le vol d’idée devient un réflexe, une mécanique bien huilée.
Le vol d’idée n’est ni un accident, ni une anomalie. C’est un principe qui permet aux figures de proue de maintenir leur lustre.
L’impact sur la victime : reconnaissance, motivation et estime de soi en péril
Alors que la gloire vient couronner l’affabulateur, l’usurpateur, L’employé spolié, anonymisé de fait, n’a plus qu’à ramasser son estime de soi en miettes.
Ce n’est pas seulement une injustice : c’est un mécanisme qui broie l’enthousiasme initial de la victime. Car, après la découverte de son idée « réappropriée » par quelqu’un d’autre et assister à la parade triomphale de son voleur d’idées, quelles sont les émotions dominantes ?
Frustration, sentiment d’infériorité, doute.
« Suis-je vraiment à la hauteur ? »
Les répercussions ne s’arrêtent pas à une simple contrariété. La démotivation s’installe, l’envie de se surpasser s’étiole. Comment puiser l’énergie de se dépasser quand chaque nouveau concept risque d’être subtilisé par un tiers plus habile en politique interne ?
C’est là que l’entreprise paie le prix fort.
Ce cocktail d’amertume et de sentiment d’injustice, sinon de colère, nourrit un terreau idéal pour le désengagement, puis… le turnover. Un employé échaudé ne s’investit plus comme avant, il ne s’épanche plus sur la prochaine idée brillante, préférant protéger ses cartes ou, pire, se mettre en retrait voire même finir par claquer la porte.
Des études psychologiques sur l’impact du manque de reconnaissance confirment que ce type d’ injustice a un effet domino sur la santé mentale et l’investissement professionnel. Loin d’être un simple point de détail, un seul cas de vol d’idée peut suffire à créer un précédent, un avertissement silencieux à tous ceux qui oseraient encore croire en leurs idées : « Méfiez-vous, vos efforts pourraient ne jamais porter votre nom. »
C’est alors l’engrenage inexorable. La victime, découragée, produit moins, innove moins. Le climat se détériore, l’hypocrisie gagne du terrain et, au final, l’entreprise est pénalisée.
Déceler les signaux d’alerte
Avant de vous faire voler la vedette, des signaux faibles trahissent les intentions des prédateurs d’idées. Il suffit de savoir lire entre les lignes… ou plutôt entre les sourires et les regards.
L’art du décryptage est une compétence nécessaire pour éviter de se faire piller ses idées.
Les premiers indices sont souvent anodins : un compliment un peu trop générique, du type « C’est intéressant ce que tu dis… » lancé du bout des lèvres. On ne s’embête pas à entrer dans le détail de votre brillante trouvaille, mais on vous félicite quand même, en survolant soigneusement ce qui fait la valeur de votre idée. Une manière délicate de dire : « Ton truc me plaît, je le prendrai plus tard, sans te citer, merci. »
Autre indice : l’omission volontaire de votre nom lors d’une réunion. Votre concept est présenté, admiré, encensé, mais mystérieusement, personne ne mentionne son véritable auteur, vous réduisant a rôle de simple figurant.
Ajoutons à ce tableau les regards fuyants dès que la question « Mais de qui vient l’idée, au juste ? » se pose. Et que dire des accolades trop amicales, ces gestes pseudo-héroïques du manager qui vous tapote l’épaule en mode « Bravo, super boulot » avant de disparaitre, votre concept bien au chaud dans sa poche ?
Il ne faut pas devenir parano, mais développer une saine vigilance pour apprendre à flairer ces comportements. À vous de décider ensuite comment réagir : diffuser votre idée au plus grand nombre pour en tracer l’origine, la confier à des alliés fiables, ou la présenter à un moment stratégique, devant témoins ?
Réhabiliter la reconnaissance
Certains services RH éclairés ont pris le virage de la transparence, en mettant en place des outils pour tracer l’origine des propositions, en organisant des revues collectives. Ces dynamiques s’appuient sur la simple idée que le mérite ne s’évapore pas lorsqu’on le partage. Au contraire, reconnaître chacun pour ses apports stimule davantage l’innovation : on a moins peur de contribuer, plus envie de collaborer.
Bien sûr, le spectre du manager accapareur ne disparaît pas comme par enchantement.
Mais on peut miser sur la valorisation du collectif. Organiser des ateliers de co-création, récompenser non pas le patron qui ramène la plus belle idée, mais l’équipe qui a su la faire germer et l’amener à maturité. On passerait alors du « qui a piqué l’idée de qui ? » à « comment cette idée, portée par plusieurs, est devenue un succès collectif ? ».
Il ne s’agit pas d’un monde parfait, mais d’une autre façon d’entrevoir le bureau. On peut donner à chacun le crédit qu’il mérite.
EN CONCLUSION
Le vol d’idées n’est pas un simple dérapage ponctuel, mais une mécanique qui s’inscrit dans les rouages du pouvoir en entreprise. Mais, rien n’est figé. En exposant ces pratiques, en encourageant la transparence et en valorisant la contribution de tous, on peut faire émerger un environnement où la créativité, au lieu d’être confisquée, est partagée et célébrée.
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Sous le Masque – La face cachée du Bureau s’engage à décoder, avec humour et un brin d’ironie, ces comportements qui font notre quotidien.
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