
🚨 Le team building vous rapproche… ou vous divise ? 🚨
Dans ce nouvel article de « Sous le masque » 🎭, j’explore comment ces activités d’apparence joyeuse cachent parfois des enjeux bien moins reluisants. À travers la série culte The Office, voyons ensemble ces moments censés souder les équipes et qui, parfois, révèlent au contraire tensions, rivalités, et un brin de manipulation.
Dans cet article, vous découvrirez :
🎭 Pourquoi un « Beach Day » peut devenir une arène impitoyable
🎭 Comment un « Fun Run » finit en spectacle pour flatter le management
🎭 Les dessous ironiques des jeux de rôle mal calibrés
🎭 Quand les team buildings divisent plus qu’ils ne rassemblent
🎭 Et surtout, pourquoi l’humour de The Office en dit long sur les absurdités de nos bureaux !
Envie de comprendre pourquoi vos activités fédératrices ressemblent parfois à un test de survie dans l’entreprise ?
C’est à lire sur Sous le masque 🎭
Sous le masque, ce sont des articles qui prennent la fiction comme miroir de nos comportements d’entreprise, avec humour, ironie, et une pointe de sarcasme.
Dans le grand théâtre des relations de bureau, le team building se veut le summum de la camaraderie corporate, un instant suspendu où l’on oublie les hiérarchies pour souder les esprits.
Si cette utopie avait un visage, ce serait celui de Michael Scott (encore lui), le légendaire manager incompétent de The Office (US). Sous sa houlette, ces activités censées rapprocher ses employés se transforment en tragédies burlesques où jeux de rôle maladroits et compétitions absurdes règnent en maître.

The Office ne se contente pas de caricaturer : elle tend un miroir déformant mais révélateur à toutes ces tentatives bien intentionnées (ou pas) qui, sous couvert de cohésion, servent surtout à asseoir les stratégies RH et managériales. Entre « Diversity Day », véritable sommet de malaise collectif, et des courses improbables comme le « Fun Run », la série montre comment ces moments supposés souder finissent souvent par exacerber les tensions et révéler des fractures.
Sous ses airs de sitcom légère, la série dépeint avec une précision mordante les travers des dynamiques professionnelles : manipulation, compétitivité malsaine, et jeux de pouvoir déguisés en collaboration bienveillante. Mais ce qui frappe le plus, c’est la manière dont ces vérités inconfortables se cachent derrière des activités supposément fédératrices, comme les fameux team buildings.
Alors, le team building : outil fédérateur ou spectacle de contrôle ?
Décortiquons avec une bonne dose d’ironie et une pincée de sarcasme, ces pratiques que l’on a tous vécu au-moins une fois au bureau.
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Quand Michael Scott joue au coach : un leader ou un meneur de chaos ?
Michael Scott, l’incarnation du manager bien intentionné mais irrémédiablement incompétent, est la figure emblématique des team buildings qui tournent au vinaigre.
Dans The Office, chaque tentative de ce personnage de renforcer la cohésion d’équipe ressemble davantage à un sketch qu’à une véritable démarche managériale. Pourtant, ses initiatives, bien qu’absurdes, ne sont pas si éloignées de certaines pratiques réelles qu’on pourrait qualifier de… disons, maladroites.
La journée de la diversité : une masterclass de malaise
Prenons par exemple l’épisode « Diversity Day ». Michael décide de sensibiliser son équipe à l’importance de la diversité en organisant un atelier… dont il est l’animateur principal, bien sûr. Ce qui aurait pu être un moment de réflexion se transforme en véritable désastre. Entre les clichés raciaux maladroitement mis en avant et un jeu de rôle où chacun porte un post-it indiquant une ethnie qu’il doit incarner (oui, c’est aussi malaisant que ça en a l’air), l’atelier produit l’effet inverse de celui recherché.
L’ironie est à son comble lorsque Michael, persuadé d’avoir ouvert les esprits de ses collaborateurs, leur impose un exercice final, suivi d’un monologue où il se complimente lui-même pour sa supposée « ouverture d’esprit ».
Le résultat ? Des employés plus gênés que jamais, et une équipe qui semble prête à tout pour éviter une nouvelle « formation ».
Prison Mike : le team building version caricature
Puis il y a « Prison Mike ». Dans cette scène, Michael tente une autre approche « inspirante » pour sensibiliser son équipe à la dureté de la vie… en prison. Arborant un bandana violet et un accent douteux, il campe un personnage fictif censé incarner un ancien détenu. Plutôt que de rapprocher son équipe ou de stimuler un quelconque esprit de camaraderie, cette performance clownesque met tout le monde mal à l’aise, à commencer par les spectateurs eux-mêmes.
L’objectif initial – on le devine vaguement – était peut-être d’instaurer une forme de gratitude pour les conditions de travail existantes. Mais ce que Michael réussit réellement, c’est démontrer l’écart abyssal entre la perception du management et celle des employés.
Leadership ou chaos : les dangers d’un manager déconnecté
À travers ces scènes, The Office met en lumière un problème bien réel : les initiatives mal pensées ou mal exécutées peuvent faire plus de mal que de bien.
Michael Scott incarne ce manager déconnecté, convaincu que son enthousiasme suffit à masquer son manque de compétences. En essayant de « faire bien », il finit souvent par exacerber les tensions, transformer des sujets sensibles en blagues déplacées, et détourner l’attention des vrais enjeux.
Dans le monde réel, ces erreurs se traduisent par des employés qui se sentent infantilisés, incompris, ou pire, manipulés. Le message implicite devient : « Vous devez participer pour montrer que vous êtes un bon employé », même si l’activité elle-même n’a aucun sens.
Ce qu’il faut retenir (ou éviter)
Les leçons de ces épisodes sont limpides : une initiative mal préparée, sans prise en compte des besoins et sensibilités des collaborateurs, peut tourner au fiasco. Le team building, lorsqu’il est entre les mains d’un leader déconnecté comme Michael Scott, devient un exercice de style futile, voire nuisible. Et si ces scènes nous font rire, elles rappellent que dans la vraie vie, ces maladresses peuvent avoir des conséquences bien moins comiques.
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Jeu de rôle ou jeu de dupes : quand le team building fracture au lieu de rassembler
Sous ses airs de méthode miracle, le team building est souvent présenté comme un outil infaillible pour unir des collaborateurs éparpillés.
Dans la réalité – ou dans un épisode bien senti de The Office –, il peut facilement virer au désastre social. Beach Day, par exemple, illustre avec brio comment ces activités peuvent creuser les fossés au lieu de les combler.
Beach Day : la plage ou l’arène ?
Dans cet épisode mémorable, Michael Scott décide de transformer une journée à la plage en un tournoi digne d’un épisode de Koh-Lanta. L’idée ? Mettre ses employés au défi via une série de jeux absurdes pour identifier son successeur potentiel. Rien que ça. Entre une épreuve de course dans le sable avec des costumes ridicules et un concours de mangeurs de hot-dogs, cette initiative censée renforcer l’esprit d’équipe se transforme en compétition stérile, pleine de ressentiments.
Et bien sûr, qui dit compétition dit perdants. Les employés ne voient pas une opportunité de renforcer leurs liens, mais un spectacle de favoritisme, où les tensions et jalousies sont exacerbées par un leader plus préoccupé par son propre ego que par le bien-être collectif. Au final, la journée laisse l’équipe plus divisée que jamais, tandis que Michael est totalement inconscient des dégâts qu’il a causés.
La fracture entre intentions et perceptions
Le principal problème du team building façon Michael Scott – et parfois aussi dans nos vraies entreprises – est l’énorme décalage entre les attentes des organisateurs et celles des participants. Les managers, souvent gonflés d’enthousiasme, imaginent des activités amusantes et engageantes. Les employés, eux, y voient une contrainte déguisée et parfois un test à peine voilé de leur loyauté ou de leur compétitivité.
Des études, comme celle publiée dans la Harvard Business Review, montrent que ces initiatives mal conçues peuvent non seulement échouer à renforcer les équipes, mais aussi créer de nouveaux points de friction. Les collaborateurs se sentent infantilisés ou manipulés, tandis que les managers se demandent pourquoi tout le monde semble si « peu motivé ».
Spoiler : ce n’est pas en jouant au tir à la corde qu’on résout des conflits latents ou qu’on stimule la collaboration.
Quand le scepticisme remplace l’adhésion
La caricature offerte par The Office trouve malheureusement de nombreux échos dans le monde réel. Imaginez : un collaborateur déjà accablé par une surcharge de travail doit participer à un « escape game » ou à une « chasse au trésor » censée révéler son « potentiel collaboratif ». Au lieu de ressentir de l’unité, il éprouve de l’exaspération, voire du mépris pour une direction qui semble déconnectée de ses besoins.
Pire encore, ces activités amplifient souvent les clivages existants. Ceux qui brillent dans les jeux de rôle ou les compétitions sont perçus comme des « chouchous », tandis que les plus réservés ou sceptiques se sentent encore plus marginalisés. Une recette parfaite pour miner la confiance et creuser davantage les fossés au sein de l’équipe.
Les leçons (ironiques) de Beach Day
En fin de compte, l’échec de Michael Scott dans Beach Day est une leçon déguisée : toute initiative de team building doit partir des besoins réels de l’équipe, et non des ambitions personnelles ou des idées mal calibrées du management. Les employés ne sont pas des figurants dans un show managérial ; ce sont des individus avec des attentes et des limites. À moins que le but du team building ne soit de mettre en lumière les failles d’un management déconnecté, auquel cas, bravo, mission accomplie.
À méditer
Plutôt que d’essayer d’impressionner les troupes avec des scénarios extravagants ou des activités farfelues, peut-être que la clé d’un bon team building réside dans quelque chose de bien plus simple : écouter, comprendre et répondre aux vrais besoins de l’équipe. Et si cela vous semble trop compliqué, The Office reste une excellente source d’inspiration… ou de mise en garde.
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Le grand show corporate : team building ou exercice de contrôle ?
Le team building, présenté comme un moment d’union sacrée entre collègues, peut parfois prendre des airs de spectacle soigneusement orchestré. Derrière l’apparente bonne humeur se cache une réalité bien moins reluisante : ces événements servent autant à apaiser les consciences qu’à renforcer une forme de contrôle managérial. Et qui de mieux encore une fois que The Office pour illustrer cette mascarade avec une bonne dose de second degré ? Prenons l’épisode Fun Run, véritable ode à la mise en scène managériale déguisée en activité collective.
Fun Run : l’art de courir dans le vide
Dans cet épisode, Michael Scott lance une course caritative pour « lutter contre la maladie », en réalité une tentative maladroite de redorer son image après avoir accidentellement renversé une collègue avec sa voiture. La journée aurait pu être un moment de solidarité, mais elle vire rapidement au chaos. Entre le budget dépensé pour des t-shirts inutiles, la préparation diététique désastreuse (qui inclut de manger un énorme plat de pâtes juste avant la course), et les disputes pour savoir qui prend cela au sérieux ou non, tout finit par renforcer les tensions au lieu de les apaiser.
La véritable ironie ? Michael passe plus de temps à se glorifier pour avoir « organisé une grande initiative » qu’à réellement écouter les besoins ou les idées de son équipe. Ce qui aurait pu être un effort collectif devient une démonstration d’ego, mettant au jour les divisions et révélant l’absence totale de sincérité derrière l’événement.
Quand la mise en scène remplace l’authenticité
Cette scène de The Office n’est pas qu’une caricature : elle révèle une vérité souvent vécue dans nos entreprises. Combien de team buildings sont conçus non pas pour répondre aux besoins des employés, mais pour servir de vitrine à la direction ?
Une recherche rapide sur Glassdoor montre des témoignages édifiants. Voici un exemple tiré d’un commentaire d’un employé frustré :
« On nous a demandé de participer à un atelier de team building après plusieurs licenciements. L’activité était censée nous aider à ‘reconstruire la confiance’ dans l’entreprise, mais tout ce qu’on voyait, c’était des managers tenter de justifier leurs décisions sans jamais écouter ce qu’on avait à dire. ».
Ce type d’événement, où la forme prime sur le fond, ne fait qu’alimenter le scepticisme des participants. Plutôt que de renforcer la cohésion, ils exacerbent la défiance et soulignent l’écart entre les discours managériaux et les réalités du terrain.
Le contrôle derrière le sourire
Derrière chaque « Fun Run » corporate se cache souvent un objectif moins innocent qu’il n’y paraît : contrôler les perceptions et les comportements. Organiser des activités d’apparence légère peut servir à :
- Donner l’impression d’une entreprise engagée et attentionnée.
- Surveiller indirectement les dynamiques entre collègues (qui est compétitif, qui suit les consignes, qui s’investit).
- Renforcer l’idée que les employés doivent « jouer le jeu » pour être bien perçus.
Ces intentions ne sont pas toujours explicites, mais leur présence se fait sentir dans la manière dont les activités sont menées : top-down, avec peu de place pour la spontanéité ou la personnalisation. Comme dans The Office, le management se congratule en surface, tandis que la méfiance gronde en silence.
Team building ou spectacle de bonne conscience ?
L’exemple de Fun Run nous rappelle que, lorsqu’ils sont mal pensés, ces événements deviennent des outils de diversion ou de manipulation. On y consacre des budgets parfois importants pour acheter des goodies inutiles, tandis que les vrais problèmes – surcharge de travail, conflits internes, manque de reconnaissance – restent soigneusement enfouis. Les employés le sentent, et leur engagement s’effrite un peu plus à chaque activité qui se révèle aussi superficielle que les discours qui l’accompagnent.
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Quand la comédie dévoile la vérité
Ces team buildings, censés rapprocher les employés, deviennent des opportunités de manipulation. Les managers comme Michael, sous couvert de bonnes intentions, cherchent souvent à contrôler l’équipe ou à flatter leur propre ego.
Par exemple :
- Manipulation émotionnelle : le caractère caritatif pour forcer les employés à participer, joue sur leur culpabilité. Qui n’a pas été incité par son entreprise à repeindre les locaux d’une association, à participer au nettoyage d’une plage, etc… ? Comment refuser de participer à ce type d’initiative ?
- Compétition malsaine : les défis instaurent une rivalité au lieu de favoriser la collaboration, révélant les insécurités de chacun.
- Jeux de pouvoir : les jeux de rôle ne visent pas à sensibiliser les employés, mais à asseoir l’autorité du management.
L’ironie réside dans le fait que ces activités, destinées à améliorer les relations, ne font souvent qu’exacerber les dynamiques de domination et de conflit.
Les dynamiques relationnelles : un laboratoire d’observation
The Office illustre aussi comment ces activités révèlent les vérités cachées des relations professionnelles. Les team buildings ne sont pas des terrains neutres : ils deviennent des laboratoires où s’expriment les frustrations, les ambitions, et les tensions. Les personnages se sentent souvent obligés de jouer un rôle pour justifier leur place.
- L’adoption d’une posture passive-agressive face aux absurdités des événements, incarne ceux qui préfèrent résister en silence à un management qu’ils jugent ridicule.
- Au contraire, plonger dans chaque activité comme une occasion de gravir les échelons, illustre la manière dont certains employés utilisent ces moments pour se positionner stratégiquement.
Ces dynamiques ne sont pas spécifiques à la série. Dans la réalité, des témoignages (cf Glassdoor ) révèlent que beaucoup d’employés perçoivent les team buildings comme des tests déguisés pour évaluer leur engagement ou leur adaptabilité, ce qui alimente souvent le cynisme.
Team building : une opportunité mal exploitée ?
The Office pose donc question essentielle : que serait un team building s’il était réellement conçu pour répondre aux besoins des employés, plutôt que pour flatter le management ou occulter les vrais problèmes ? L’humour absurde de la série souligne à quel point ces événements sont souvent déconnectés des réalités du terrain.
Pour Michael Scott, ces initiatives sont des opportunités de briller.
Pour ses employés, elles sont des exercices de survie sociale.
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En conclusion
Le véritable team building doit être ancré dans la réalité, porté par une authentique volonté de résoudre des problèmes et de créer des liens. Sans cela, il reste ce qu’il est souvent dans The Office : une farce où chacun joue son rôle, sans y croire vraiment, si ce n’est démontrer les limites des pratiques managériales quand elles manquent de sincérité.
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